Il existe déjà pas mal d’articles ou de de blogs traitant du sujet il est vrai. Mais ayant beaucoup travaillé pour de nombreux clients sur le sujet, j’avais envie de livrer une approche complète (toutes les étapes, y compris avant et après installation) de manière peu détaillée (lien vers de bonne sources d’informations, détaillées elles) afin de tenir dans un blog sans souffrir d’une longueur rébarbative.
Dans l’ordre voici les étapes d’une installation complète (sans toutefois tenir compte des dépendances de type comptes techniques, Active Directory, Reverse-proxy etc…)
Les Frameworks .Net
Le niveau de version des Framework dépend du code qui tournera sur vos applications.
Attention : il faudra tenir compte des redémarrages éventuels (et très probables)
Les Frameworks supportes les paramètres d’installation /q (quiet) /norestart (empêcher le redémarrage automatique si celui-ci est requis)
N’oubliez pas d’installer les MAJ si nécessaire. Les paramètres sont identiques pour la plupart
IIS
Installer IIS est relativement simple, la méthode dépendant de la version choisie :
Configurer IIS peut se révéler complexe en fonction des éléments que l’on veut paramétrer et de la version utilisée
SQL Server
L’installation de SQL dépend de la version et du choix au niveau SharePoint
Pour paramétrer SQL Server, il faut la plupart du temps recourir à des scripts en Transact-SQL exécutable à partir, par exemple, de SQLCMD (http://msdn.microsoft.com/en-us/library/ms162773.aspx) voir utiliser les SQL Management Objects (http://msdn.microsoft.com/en-us/library/ms162169.aspx et http://msdn.microsoft.com/en-us/library/dd206997.aspx) à travers PowerShell
Les Binaires SharePoint
L’installation des binaire consiste à installer les composants nécessaires à SharePoint grâce à une série de packages MSI. C’est à ce moment que le type de serveur peut-être spécifié : WFE (frontal) Application ou Standalone (incluant donc SQL Server). C’est également le moment ou la clé d’activation est fournie ainsi que la version exacte de MOSS (Standard ou Enterprise). Attention, la clé fournie prend le pas sur le paramètre.
Le tout se fait grâce à la commande setup.exe et son fichier d’entrée au format XML : WSS (http://technet.microsoft.com/fr-fr/library/cc288033.aspx), MOSS (http://technet.microsoft.com/fr-fr/library/cc262897.aspx)
Il ne faut pas oublier d’en faire de même pour la language packs (http://technet.microsoft.com/en-us/library/cc288518.aspx)
C’est également l’occasion d’incorporer les mises à jour, grâce au répertoire « Updates » (http://technet.microsoft.com/en-us/library/cc261890.aspx)
Créer ou joindre une ferme
La commande PSCONFIG effectuera les mêmes opérations que l’assistant d’installation avec un avantage : pouvoir spécifier le nom de la base de données de contenu du Central Admin et dès lors éviter l’affreux GUID : http://technet.microsoft.com/fr-fr/library/cc263093.aspx
C’est également PSCONFIG qui mettra en place l’application Central Admin.
Paramétrage de base
Paramétrage avancé
Beaucoup d’éléments de configuration (liés aux SSP en particulier) ne sont hélas pas directement accessibles via STSADM en standard. Il vous faudra soit recourir à :
Des extensions de STSADM
Du développement .Net (applications console par ex.)
Des scripts PowerShell s’apparentant à du développement (usage quasi identique des API)
Toutefois, certains paramètres avancés sont accessibles avec STSADM :
Paramétrage IIS Post-Déploiement de SharePoint
Une fois SharePoint déployé et paramétrer, la configuration IIS peut être finalisée :
- Les Applications Pools
- Les Paramètres spécifiques par Web Application
Dans les deux cas, les méthodes détaillées plus haut (section IIS) s’avèreront être suffisantes dans la plupart des cas
Gestion de sites et Ajout de contenu
Pour ajouter du contenu, il est préférable de toujours recourir à l’utilisation des API, soit avec une application soit avec PowerShell :
Active Directory
Si vous utilisez Kerberos, la commande SETSPN (http://technet.microsoft.com/en-us/library/cc773257(WS.10).aspx) facilitera le paramétrage des Service Principal Names
Si le déploiement automatisé est un facteur clé de l’industrialisation de votre environnement SharePoint, il convient de le renforcer par un Framework de déploiement afin d’en faciliter la gestion.
Le Microsoft Deployment Toolkit 2010 (http://technet.microsoft.com/en-us/solutionaccelerators/dd407791.aspx) peut s’avérer d’une aide précieuse. Il existe également des alternatives commerciales
Informations additionnelles
C’est tout pour aujourd’hui, à chaque jour suffisant sa Payne, Max!
Marc
La sortie de Windows Seven ne tarit pas vraiment le flot de questions sur le répertoire WinSxs, son utilitié et surtout sa taille…
Qu’est-ce que WinSxS?
WinSxS (SxS pour Side-By-Side soit côte-à-côte) est une technologie intégrée à Windows ainsi un emplacement de stockage centralisé pour les fichiers d’installation de Windows, des mises à jours et des application à conditions que celles-ci soient compatibles avec cette technologie.
Les buts de cette technologie sont les suivants:
- Améliorer voire garantir (grâce notamment à d’autres technologie connexe) l’intégrité du système, de ses dépendances et composants additionnels/optionnels
- Palier aux problèmes récurrents de conflits de DLL qui affectent Windows depuis des années.
Un garant de l’intégrité du système?
Windows Vista et à fortiori Seven sont des systèmes modulables, en tous cas, beaucoup plus modulables que XP et ses prédécesseurs. Lors de l’installation, tous les fichiers sont copiés sur le disque dur même si certains sont liés à des fonctionnalités non-activées. Cela évite que par après, à l’activation de celles-ci, on ne se retrouve avec des conflit de version si par exemple, un service pack a été installé entretemps.
Afin d’éviter les manipulations manuelles hasardeuses, les emplacements habituels du systèmes et des applications tels que “C:\Windows” ou “C:\Program Files” sont protégés par des permissions assez strictes qui empêche même l’administrateur ou le compte “SYSTEM” d’y effectuer des modifications de fichiers. Cela évite également toute modification par des processus malveillants même ci ceux-ci exploitent le contexte de sécurité d’un administrateur. Cette protection se voit renforcée grâce à l’UAC (User Account Control), encensé ou décrié, c’est selon…
Seul le compte “TrustedInstaller” (Installateur approuvé) possède les permissions suffisantes pour modifier les fichiers et répertoires stockés dans ces emplacements.. Ce compte est en fait un compte de service, principalement responsable de toutes les installations de mises à jour, service pack, fonctionnalités etc… Il est d’ailleurs propriétaire de la plupart de ces fichiers. Donc, à moins de modifier ces permissions (opération non supportée), aucun moyen modifier le contenu de ces répertoires, WinSxS inclus.
WinSxS, par la même occasion, permet également la désinstallation de Service Pack de manière propre et sans danger pour le système, pour peu que les fichiers originaux soient préservés (voir section “Et peut-on le nettoyer pour faire de la place?”)
La solution aux problèmes de conflits de DLL?
“Avant”, les applications ayant besoin d’un DLL donnée la recherche tout d’abord dans leur propre répertoire d’installation et faute de la trouver, cherchaient ensuite dans divers répertoires (les emplacements et ordre de priorité diffèrent selon la version de Windows et le paramétrage, voir MSDN - Dynamic-Link Library Search Order.
Des DLL bien connus et très utilisées comme comdlg32 ou le runtime C++ par exemple, se retrouvaient à divers endroits à divers niveaux de versions
Actuellement, et pour autant que l’application soit conforme à la technologie SxS, elle expose ses besoin en terme de DLL (et version) sous la forme d’un manifeste (fichier XML de configuration), contenant une liste de “dépendances”.
Pourquoi ce répertoire utilise-t-il autant d’espace disque?
Regardé par le biais d’un explorateur Windows, il semble en effet être un gouffre à Giga et c’est en grande partie le cas car il contient, en gros presque tous les fichiers nécessaires pour installer et maintenir Windows ainsi que les applications installées, à l’exception de celles antérieures à cette technologie bien entendu.
En réalité, beaucoup de fichiers présents dans les sous-répertoires de WinSxS sont des “hardlinks”: un lien de très bas niveau qui pointe vers le fichier réel et se comporte exactement comme lui. Impossible de reconnaitre un hardlink en utilisant la commande DIR ou l’explorateur. L’outil en ligne de commande “FSUTIL hardlink list” permet d’afficher ces hardlink pour un fichier donné mais pas de lister tous ceux présdent dans un répertoire donné. A ma connaissance, seul l’outil non MS “FINDDUPE” permet de lister ceux-ci, via l’option “-hardlink”, voir http://www.sentex.net/~mwandel/finddupe/.
Donc en résumé, l’espace disque utilisé en réalité en moindre que ce que représente le total de WinSxS et des autres répertoires car nombre de “doublons” donnent l’impression contraire. Note: la taille réelle d’un hardlink est en fait négligeable.
Et peut-on le “nettoyer” pour faire de la place?
Malgré ce que certains clament haut et fort dans les forums, il n’existe aucun moyen pour réduire de manière drastique la taille de ce répertoire, qui rappelons-le est moins volumineux que ce que l’Explorateur Windows ou la command DIR pourrait indiquer. Il faut égalemnt garder à l’esprit qu’il ne fera que grandir étant donné les MAJ du système et des applications. En attendant, on peut réduire sa taille de manière modérée par les méthodes suivantes:
Question subsidiaire: peut-on déplacer ce répertoire?
Pas à ma connaissance!
Est-il nécessaire d’en prendre un backup
Non, ce répertoire est lié au système et applications installées, pas au données des utilisateurs.
Par contre, il rend également le système quasi parfaitement compatible au backup de type “Image”: Winimage, Acronis… Parce que, notamment, il prévient les dépendant sur les sources d’installation externes…
Infos Complémentaires
Marc
Microsoft a récemment publié un outil à destination des organisations de taille petite à moyenne (Max 20 serveurs, 500 postes clients) afin de faciliter l’évaluation du niveau de qualité de l’infrastructure Microsoft qu’elles opèrent.
Cet outil, basé sur le moteur “Best Practice Analyzer (BPA)”, se concentre sur l’analyse des éléments-clés suivants:
- Etat des contrôleurs de domaine
- Réplication Active Directory et SYSVOL
- Synchronization du temps (NTP…)
- Résolution de noms (DNS)
- Le configuration réseau des serveurs en général (AD et Exchange)
- Des éléments de configuration Exchange fortement liés à AD (objets, connecteurs AD…)
Son installation et son éxécution nécéssitent bien évidemment des privilèges administratatifs sur toutes les machines à analyser. L’éxécution quant à elle est facile et centralisée, à partir de la machine connectée au domaine sur laquelle il est installé, les connections à distance se faisant grâce à WMI. Les OS à partir de Windows Server 2003 SP2 sont supporté. L’installation requiert le framework .NET 2.0.
En pratique, son éxécution prend la forme d’un assistant vous guidant pas à pas. Etant donné sa simplicité d’utilisation, je ne m’attarderai que sur les points les plus importants selon moi, soit les suivants.
L’outil ayant la faculté de se mettre à jour lors de chaque éxécution, il est impératif de décocher la case “Install available updates (recommended)” si la machine sur laquelle vous l’éxécutez n’est pas en mesure de se connecter à Internet. Il n’est pas inutile de mettre à jour le client Windows Update de la machine sur laquelle vous l’éxécuterez si vous comptez utiliser la fonctionalité de MAJ.

Au cours de la configuration, le terme “primary firewall” signifie en fait “passerelle par défault”, ce qui rejoint bien le type de réseau en place dans la plupart des infrastructures de type PME/PMO

Il est évident que pour permettre l’utilisation de WMI, les machines distantes doivent être configurées correctement au niveau de leur firewall (si applicable bien sur)
l’outil éxécutera tous les tests pour lequel il est prévu, je n’ai pas trouvé de moyen standard de spécifier de tests spécifiques (cela semble possible en bidouillant le fichier XML de configuration, ce que l’on ne recommandera pas évidemment). L’éxécution peut prendre du temps, en fonction de la complexité de l’infrastrcture, du nombre de serveurs, de l’état de ceux-ci voire des problèmes potentiellement rencontrés.
L’outil rapportera un status “Completed" si le test s’est bien passé OU si celui-ci n’est pas applicable (!). Cela peut créer un peu de confusion. Exemple: dans mon environnement de test, pas d’organisation Exchange présente, les tests Exchange passent pourtant tous au vert…

Si vous souhaitez conserver un rapport d’éxécution détaillé, il ne faut pas oublier de cliquer sur le bouton “Open larger view” ou récupérer le ficher XML correspondant sous C:\Microsoft IT Environment Health Scanner\Wizard\Data. Le bouton ”Open larger view” ouvrant en fait un Internet Explorer montrant le rapport au format XML présenté correctement (voir l’exemple ci-dessus concernant les tests Exchange)…

Visiblement, l’outil ne teste pas les trusts et encore moins les configurations à forêts multiples. Logique, vu son public-cible.
Il est également un peu “sensible” au niveau de la configuration DNS: zone intégrée à AD, délégation, glue records… Mais ce n’est pas plus mal pour garantir une infrastructure saine!
Conclusions
Suffisament complet et facile à utiliser, c’est un très bon outil pour les administrateurs de petites structures. Il peut être idéalement complété par l’Exchange Best Practices Analyzer si nécessaire.
Marc